À l’oc­ca­sion de son Assemblée Générale 2019, le CAUE27 a publié “L’Eure, ter­ri­toire en tran­si­tion”, un recueil de témoi­gnages pros­pec­tifs qui ima­gine le dépar­te­ment en 2027 avec celles et ceux qui par­ti­cipent à sa trans­for­ma­tion. Découvrez ci-des­sous un extrait reve­nant sur l’u­ti­li­sa­tion du jeu comme dyna­mique sociale.

Patrick Brault – Maire de Sainte-Marie-d’Attez

La com­mune de Sainte-Marie-d’Attez, née de la fusion de petites com­munes de la val­lée de l’Iton, a ini­tié depuis plu­sieurs années un renou­veau de ses acti­vi­tés afin de valo­ri­ser le lien citoyen. Les habi­tants ont sou­haité conser­ver et déve­lop­per les liens qui les unis­saient, mal­gré la fer­me­ture de l’é­cole en 1978. Un bar asso­cia­tif, le P’tit bar de la mai­rie, s’est ins­tallé dans l’an­cienne école et une asso­cia­tion, la Ludo d’Iton, ludo­thèque iti­né­rante, pro­pose des acti­vi­tés ludiques toute l’an­née et une fête du jeu au prin­temps qui accueille plu­sieurs mil­liers de visiteurs.

En 2027, le P’tit bar de la mai­rie est tou­jours en acti­vité et plus vivant que jamais grâce à son ouver­ture heb­do­ma­daire le week-end par un employé per­ma­nent. Il est tou­jours un lieu convi­vial pro­po­sant concerts et soi­rées jeu à un rythme sou­tenu avec de nom­breux habi­tués et des tou­ristes de pas­sage. Cette vita­lité est le fruit d’un cadre de vie remarquable.

Le vil­lage de Saint-Ouen-d’Attez avait été label­lisé “Terre Saine” en 2015 et la com­mune nou­velle, en 2019. Ce label récom­pense et encou­rage l’a­ban­don des pes­ti­cides dans les espaces publics. C’est au cime­tière de Sainte-Marie-d’Attez que cela s’est fait le plus res­sen­tir. C’est devenu un lieu où il fait “bon vivre” ! Belle contra­dic­tion qui pousse à la pro­me­nade, à la décou­verte de la faune et de la flore locale. D’autant qu’a été créé un che­min de ran­don­née qui per­met de pro­fi­ter du pay­sage qui n’est pas excep­tion­nel, mais bien sympathique.

Ce cir­cuit per­met de décou­vrir les lieux emblé­ma­tiques de la com­mune, mais éga­le­ment un cha­pe­let de mares recons­ti­tuées en concer­ta­tion avec les agri­cul­teurs, et qui, en plus d’être une réserve éco­lo­gique impor­tante, assure la pro­tec­tion du vil­lage contre l’in­cen­die. Une belle façon de lier l’u­tile à l’agréable.

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