Territoire
Commune de St-Martin-la-Campagne

Description
En matière de réha­bi­li­ta­tion de mare com­mu­nale, la pre­mière contrainte est sou­vent repré­sen­tée par une emprise fon­cière insuf­fi­sante. Ce fut le cas pour la com­mune de St-Martin-la-Campagne qui sou­hai­tait valo­ri­ser une très belle mare située au cœur de son vil­lage (cf. photo 1). Ce pro­jet s’ins­cri­vait par ailleurs dans celui de boucle cyclo tou­ris­tique “Entre mares et pom­miers” éla­bo­rée par l’of­fice du tou­risme local. La com­mune dési­rait per­mettre la halte des cyclistes et un accès au plus près de l’eau. Au vu de la par­celle d’as­sise (par­celle n°9, cf. docu­ment 2), ceci néces­si­tait la des­truc­tion des touffes d’Iris des marais et une arti­fi­cia­li­sa­tion par­tielle de la seule berge plate pré­sente. Mais même dans cette hypo­thèse, l’es­pace res­tait exigu, peu fonc­tion­nel et d’une ges­tion déli­cate. Une autre solu­tion consis­tait à se por­ter acqué­reur d’une petite par­celle d’her­bage rive­raine. Une pre­mière esquisse fut réa­li­sée pour per­mettre au conseil muni­ci­pal d’i­ma­gi­ner la plus-value appor­tée par cette acqui­si­tion (cf. docu­ment 3). La pos­si­bi­lité d’aug­men­ter la capa­cité hydrau­lique de la mare, de réaliser un parc de sta­tion­ne­ment sur la rue la plus pas­sante du vil­lage et d’a­mé­na­ger une halte pique-nique, vaste et pay­sa­gée, a emporté les suf­frages. La valo­ri­sa­tion éco­lo­gique appor­tée au site a éga­le­ment été appré­ciée : plan­ta­tion de haies d’es­sences locales, meilleur éclai­re­ment de la masse d’eau, exten­sion des berges en pente douce. (Suite sur la fiche suivante)



Le pro­jet réa­lisé sur une exten­sion fon­cière d’en­vi­ron 1 950 m² a per­mis de faire coha­bi­ter l’en­semble des élé­ments du pro­gramme : un parc de sta­tion­ne­ment de 6 places, une aire enher­bée pour d’é­ven­tuelles mani­fes­ta­tions com­mu­nales, une halte pique-nique à l’ombre de frui­tiers, des haies pro­té­geant visuel­le­ment les pro­prié­tés voi­sines et cou­pant les vents froids du Nord. La mare a vu sa capa­cité hydrau­lique aug­men­tée et le trai­te­ment de berge par des pentes douces assure un accès à l’eau sécu­risé. Les déblais issus de l’ex­ten­sion de la mare ont été uti­li­sés direc­te­ment sur le site pour créer un mer­lon planté de haies ou des mode­lés de prai­rie. Sur la nou­velle berge, le déve­lop­pe­ment futur d’un cor­don de plantes aqua­tiques spon­ta­nées, type joncs ou iris jaunes, confor­tera l’in­té­rêt du site pour les amphi­biens. La ges­tion du site reste simple, taille des haies basses, recé­page des haies à port libre, tonte des sur­faces en herbe. Cette ges­tion pour­rait opti­mi­ser l’at­trac­ti­vité éco­lo­gique du site en ména­geant des sur­faces d’herbes hautes fau­chées après juillet.