|« La Lévrière se raconte pour inventer demain » par Anne-Cécile Jacquot
Retour

« La Lévrière se raconte pour inventer demain » par Anne-Cécile Jacquot

Architecture, Environnement/Paysage, Urbanisme | Recherche et innovation, Sensibilisation | | 2018-09-10T23:22:38+00:00Publié le 28 mai, 2018 |

Vendredi 8 décembre 2017, dans le cadre de l’atelier de recherche-action Vallées Habitées, des organisations du territoire de la Lévrière et du département de l’Eure ont proposé au grand public et aux élus de redécouvrir la vallée, à l’occasion d’une conférence. Elles ont évoqué l’histoire et les atouts paysagers et bâtis de ce territoire au patrimoine remarquable, sans oublier d’effectuer un détour du côté des initiatives et dynamiques locales récentes. Une première pierre, essentielle au lancement à venir d’une réflexion sur le développement du cadre de vie et le vivre-ensemble dans la vallée.

Anne-Cécile Jacquot, paysagiste au sein de l’agence OMNIBUS, revient sur cette rencontre :

« Il y avait de l’agitation au Moulin de Martagny, dans un espace de fond de vallée un peu à l’écart du village. Ce moulin, témoin d’activités anciennes sur le territoire, reflète la capacité des habitants à considérer les ressources à portée de main et à les faire valoir, localement. Il a en effet été réhabilité grâce à la ténacité du conseil municipal, convaincu de la nécessité d’installer, dans cette bâtisse, la maison commune. L’association « L’Avenir de la Lévrière », co-organisatrice de la conférence, s’est constituée un an auparavant suite à la mobilisation d’habitants contre la fermeture d’une classe dans la vallée. Le succès de cette action a permis de conforter les habitants dans leurs aptitudes à faire bouger les choses, à se réunir autour de la qualité de leur cadre de vie. Un mouvement est né, une envie coûte que coûte de déplacer les lignes, de fédérer, de créer des liens, d’accueillir.

Il était ainsi question de sauvegarde ce soir : sauvegarde du patrimoine bâti et naturel, mais aussi sauvegarde de la vie dans les villages. Il y a derrière chaque intervention le désir que ces derniers ne s’endorment pas. On sent une envie d’impulser une dynamique, de contribuer au développement des communs, le désir que chaque action individuelle participe à la valorisation du paysage et du territoire dans toutes ses composantes : agricoles, économiques, sociales et culturelles. L’espoir que ce bien commun surprenne chaque contributeur par sa beauté, sa capacité à restituer à chacun un petit quelque chose supplémentaire, la satisfaction des besoins de confort, de lien, de bien-être en habitant ici. Au détour des conversations, on entend des élans enthousiastes : on veut mettre à plat, faire l’inventaire, mieux connaître ce qu’on a à disposition pour mieux imaginer les possibles. »

Découvrez également la soirée en vidéo :

Sur le même thème