Commune cen­trale en son ter­ri­toire et coeur éco­no­mique, la ville de Gisors s’est enga­gée dans une démarche de redy­na­mi­sa­tion de son centre-bourg. Riche d’une acti­vité com­mer­ciale de proxi­mité ainsi que d’une bonne attrac­ti­vité tou­ris­tique, la com­mune se prête par­fai­te­ment à l’exercice de la redy­na­mi­sa­tion. Elle a fait appel au CAUE27 afin d’établir un état des lieux de son centre ainsi qu’un ensemble de conseils concer­nant les amé­na­ge­ments à effec­tuer afin d’améliorer le cadre urbain, de sti­mu­ler l’attractivité com­mer­ciale de l’hyper-centre, tout en conser­vant la capa­cité de sta­tion­ne­ment de ses espaces publics.

Le CAUE27 a orienté son ana­lyse du péri­mètre suite à une lec­ture in situ du centre-bourg, en com­pa­gnie des ser­vices tech­niques de la ville. Celle-ci a per­mis de cer­ner l’en­semble des pro­blé­ma­tiques liées aux usages des lieux. Sont res­sor­tis trois grands sujets : l’attractivité tou­ris­tique du châ­teau et les par­cours tou­ris­tiques dans la ville, l’appropriation de l’espace public par les habi­tants et visi­teurs et l’usage de l’automobile, la pos­sible trans­for­ma­tion d’une friche située en zone inon­dable à proxi­mité de l’Epte.

L’étude des abords du châ­teau médié­val a révélé que le par­king actuel devait conser­ver sa fonc­tion, mais être ratio­na­lisé, et sur­tout requa­li­fié afin de mettre en valeur le monu­ment his­to­rique. Une réflexion sur les usages a mené à des pro­po­si­tions d’aménagements pay­sa­gers afin de dis­si­mu­ler les véhi­cules, et inci­ter les auto­mo­bi­listes à une conduite sereine sur ce lieu fré­quenté. Le sta­tion­ne­ment des auto­cars de tou­risme a été repensé afin de sécu­ri­ser tous les usa­gers et faci­li­ter l’accès à la route prin­ci­pale sans manœuvre contraignante.

Les usages du centre-bourg montrent une pré­do­mi­nance de l’usage de l’automobile bien que des che­mi­ne­ments pié­tons de grande qua­lité existent. La lec­ture in situ a per­mis d’apprécier leur valeur, et d’orienter la réflexion sur un amé­na­ge­ment futur redon­nant sa place au pié­ton, par la sim­pli­fi­ca­tion des voies de cir­cu­la­tion auto­mo­bile, la ratio­na­li­sa­tion des par­kings exis­tant, et la créa­tion de par­vis devant les édi­fices institutionnels.

La friche incons­truc­tible appelle quant à elle à un tra­vail pay­sa­ger tenant compte des spé­ci­fi­ci­tés de ce milieu humide. La trans­for­ma­tion en espace de sta­tion­ne­ment au sol per­méable, lais­sant sa place à la bio­di­ver­sité, mais éga­le­ment aux che­mi­ne­ments pié­tons et cyclistes per­met­trait un désen­cla­ve­ment du quar­tier de la gare tout en contri­buant à l’amélioration du cadre de vie des gisorsiens.