Faire avec l’existant. Patrimoine et bâti traditionnel

Mission : Conseil
Type d’action : Conseil en stratégie, projets transversaux

Inscrit dans la loi sur l’architecture de 1977, le respect du patrimoine – dans son sens le plus large – est un élément fondateur des CAUE. Ce respect ne signifie pas figer notre environnement, mais jouer avec lui, en comprendre les codes et en tirer le meilleur parti.

Le CAUE27 applique cette directive à tous les niveaux de son activité, du conseil aux particuliers à l’accompagnement des collectivités les plus importantes du territoire. Il a fait de cette problématique d’intérêt public un des axes forts de ses missions de conseil, de sensibilisation, valorisation et expérimentation.

Affirmer une qualité du cadre de vie local

Le CAUE27 emploie le terme « patri­moine » dans sa défi­ni­tion la plus large, et la plus adap­tée à ses mis­sions. Le patri­moine, c’est ce dont on a hérité du passé. Proche ou loin­tain, noble ou ver­na­cu­laire, archi­tec­tu­ral, pay­sa­ger, cultu­rel, imma­té­riel. Le patri­moine n’est pas for­cé­ment gran­diose, il n’est pas non plus for­cé­ment de qua­lité. Il ne doit pas être conservé à tout prix, ni sacri­fié sur l’autel de la moder­nité. C’est un héri­tage commun.

Connaître et protéger le patrimoine
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Le CAUE27 a fait une force de sa connais­sance fine des ter­ri­toires de l’Eure, de ses pays et pay­sages, ainsi que de leurs his­toires poli­tiques, cultu­relles et tech­niques. Ces savoirs sont un bagage uti­lisé par les pro­fes­sion­nels du CAUE27 pour conseiller les col­lec­ti­vi­tés et les par­ti­cu­liers, et pour répondre à leurs ques­tion­ne­ments sur leur patri­moine et les rap­ports entre­te­nus avec celui-ci.

La connais­sance du patri­moine per­met sa recon­nais­sance, sa prise en compte dans les pro­jets d’aménagement, et per­met d’établir un argu­men­taire en faveur de sa pro­tec­tion. Dans ce sens, le CAUE27 s’est doté, au sein de son centre de docu­men­ta­tion, d’un « fond local », regrou­pant des ouvrages et études sur la Normandie, l’Eure et ses ter­ri­toires. Ce fond est acces­sible à tout public, en consul­ta­tion sur place, sur rendez-vous.

Grange à La Haye-Malherbe – L’utilisation du bac autoportant acier permet de protéger la structure d’un bâtiment sans engendrer de coûts démesurés. © X. Derbanne (CAUE27)
Saint-André-de-l’Eure – Maison médicale. © A. Tannir (CAUE27)
Fleury-la-Foret – Conservation du bâtiment de la poste. © J. Sibert (CAUE27)
Saint-Pierre-le-Bailleul – Ecole. © A. Tannir (CAUE27)

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Pour aller plus loin :

Construire sa mai­son, les clefs du projet

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La brique, c’est chic

Adapter l’existant à nos modes de vie

Réhabiliter, reconvertir, réinvestir le bâti existant
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Si l’on trouve pit­to­resque une chau­mière nor­mande ou un ancien mou­lin sur une rivière, on ima­gine mal s’y réins­tal­ler dans l’état, pour vivre ou mener une acti­vité pro­fes­sion­nelle. La conser­va­tion du patri­moine passe impé­ra­ti­ve­ment par une adap­ta­tion des formes du passé à nos acti­vi­tés d’aujourd’hui et de demain, dans le res­pect du bâti ancien et de ses qua­li­tés archi­tec­tu­rales et tech­nique, ainsi que des normes actuelles de confort et d’économie.

La réha­bi­li­ta­tion est une pro­blé­ma­tique cen­trale des acti­vi­tés du CAUE27, dans ses mis­sions de conseil, de for­ma­tion et d’expérimentation. Au-delà de la pré­ser­va­tion d’une culture, le réem­ploi du bâti s’inscrit dans une logique de tran­si­tion éner­gé­tique, éco­no­mique, éco­lo­gique et socio­lo­gique. La réha­bi­li­ta­tion implique une inver­sion des logiques d’étalement urbain, une recen­tra­li­sa­tion des acti­vi­tés au cœur des lieux his­to­riques, et une éco­no­mie de maté­riaux pour la construction.

Améliorer le confort thermique dans l’existant

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La réha­bi­li­ta­tion du bâti ancien est un savant mélange entre conser­va­tion de ses qua­li­tés esthé­tiques, struc­tu­relles ou his­to­riques, et adap­ta­tion aux normes envi­ron­ne­men­tales actuelles. Le bâti dit « tra­di­tion­nel » – en oppo­si­tion avec le bâti dit « conven­tion­nel » (on donne comme date char­nière 1948) – est géné­ra­le­ment réa­lisé avec des maté­riaux locaux, qui peuvent être issus de l’industrialisation. On appelle donc bâti tra­di­tion­nel une chau­mière à colom­bage du Roumois, une mai­son bour­geoise en pierre de la val­lée de Seine ou encore un immeuble de rap­port en briques de centre-ville.

Les construc­tions tra­di­tion­nelles jouent avec leur envi­ron­ne­ment : ven­ti­la­tion natu­relle par les fenêtres et les che­mi­nées, per­méa­bi­lité des parois, iner­tie de la maçon­ne­rie… On parle géné­ra­le­ment de bâti bio­cli­ma­tique. Si elles sont effi­caces, ces tech­niques ne sont plus adap­tées à nos modes de vie dans les bâti­ments. Pour amé­lio­rer le confort dans le bâti tra­di­tion­nel, sans empê­cher ce rap­port des maté­riaux à leur milieu, il convient d’intervenir avec des maté­riaux ayant des carac­té­ris­tiques simi­laires (iso­la­tion par des maté­riaux bio­sour­cés, uti­li­sa­tion de la chaux, etc.).

Les pro­fes­sion­nels du CAUE27 sont là pour vous conseiller tout au long de votre réflexion sur le patri­moine, sur son inté­rêt et la néces­sité – ou non – de le pré­ser­ver et de le res­tau­rer, sur les tech­niques à appli­quer et les maté­riaux à uti­li­ser pour adap­ter le bâti ancien à nos acti­vi­tés actuelles.

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