Territoire
Commune de Boisemont

Description
Si un pro­fil de berge “en pente douce” est tou­jours le plus adapté, il réclame une impor­tante emprise fon­cière. Lorsqu’elle vient à man­quer, comme ici, en milieu urba­nisé au bord de l’an­cienne natio­nale 14, le main­tient des berges ver­ti­cales peut moti­ver le recours à des tech­niques de génie végé­tal. Il s’a­git alors d’en­tre­la­cer des pieux ver­ti­caux avec des branches de saules vivants et de com­bler de terre l’es­pace entre la berge et le tres­sage. Spontanément, les branches vont déve­lop­per des racines et ancrer l’ou­vrage dans la berge tan­dis la face éclai­rée du tres­sage va se cou­vrir de pousses feuillées. L’ouvrage obtenu n’ac­quiert sa résis­tance qu’a­vec le temps et un entre­tien très régu­lier. Simple et requé­rant un maté­riel usuel, il consiste à tailler les jeunes pousses selon un rythme annuel ou bian­nuel. Sous cette réserve, l’ou­vrage devient pérenne et par­ti­cu­liè­re­ment résis­tant. Par contre, l’ab­sence de taille condui­rait au déve­lop­pe­ment de grosses branches ou de troncs qui pro­vo­que­raient, en cas de rup­ture, la désta­bi­li­sa­tion de l’en­semble de l’ou­vrage. Cette tech­nique de génie végé­tal est à pré­fé­rer aux tech­niques proches de tunage ou d’en­ro­che­ment. Elle ne pro­voque aucune arti­fi­cia­li­sa­tion radi­cale de la berge et offre au contraire un com­pro­mis favo­rable à la faune liée aux mares.